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"N'achetez pas, adoptez !" : Adopter un animal d'une autre espèce, ce n'est pas toujours éthique.

 
Pourquoi adopter une personne spécisée, adulte et valide peut-être éthique ?

La question, bien qu'elle soit rarement posée, mérite de l'être. Adopter une personne adulte et valide, cela ne devrait pas être nécessaire, non ? Qui irait "adopter" un-e pigeon-ne, un-e rat-te, ou un-e souris adulte et valide qu'ilèle aurait croisé-e dans la rue, alors que ce-tte derni-er/ère vivait très bien sa vie sans son aide ? Personne ! (j'espère).

Il me semble donc important de poser une base logique et morale : une adoption ne peut-être éthique, qu'à partir du moment où la personne adoptée à un intérêt à être adoptée. Sinon, c'est juste de la domestication et/ou de la captivité non-nécessaire, et ça, c'est spéciste !

Posé de façon simple : si sa vie actuelle est mieux, pour elle, que sa potentielle vie avec vous, alors ce n'est pas une adoption éthique : c'est une acquisition si la personne est déjà domestiquée, ou une domestication si elle était libre.

Dans quels cas précis est-ce éthique alors, et pourquoi ?

Pour répondre à cette question, il faut prendre en compte le contexte actuel :

Étant donné que notre société est spéciste, et que donc certaines espèces sont domestiquées, dominées et forcées à se reproduire alors même qu'elles n'ont pas la possibilité de vivre une vie indépendante (Coucou les élevages !), on se retrouve avec des choix à faire, pour les aider, qui ne sont pas éthiques dans l'absolu, mais qui tentent de répondre "au mieux" aux intérêts des concerné-e-s, dans l'état actuel des choses.

S'occuper de personnes adultes et valides mais domestiquées (chat-te-s, chien-ne-s, lapin-e-s, poules/coqs, vaches/taureaux et autres personnes d'espèces exploitées dans notre société spéciste), c'est donc essayer de répondre au mieux à leurs intérêts et besoins fondamentaux sur l'instant, en prenant en compte les contraintes actuelles, mais ce ne serait évidemment et en aucun cas, la situation idéale pour elleux si notre société n'était pas spéciste.

Nous sommes forcé-e-s de les contraindre à vivre avec nous, sous notre responsabilité, parce-que leur domestication et l'absence de place pour elleux dans notre société, nous oblige à faire ce choix... en opposition à ce qui nous semble pire : souffrir de mal-nutrition, mourir de faim, ou être tué-e-s par une voiture, un train, ou par des chass-eurs/euses.

Les chat-te-s / chien-ne-s / lapin-e-s / vaches/taureaux / poules/coqs, et autres espèces domestiquées, actuellement dans les refuges, dans la rue ou dans les élevages, ont davantage intérêts à être recueilli-e-s dans une famille humaine antispéciste que d'essayer de survivre seul-e-s par leurs propres moyens.

Dans ce cas précis, les adopter (sans les acheter !) dans le but de leur venir en aide, est un acte militant pour leurs intérêts, et donc, éthique.

La plupart des adoptions éthiques, sont tout simplement des sauvetages (maltraitance, mort imminente, personne domestiquée livrée à elle même).

Et l'inverse est vrai aussi : rares sont les cas où les adoptions éthiques ne sont pas, à la base, des sauvetages...

Dans quels cas une adoption est un acte spéciste et n'est donc pas éthique ?

Offrir une personne spécisée à un-e humain-e, ou dire "j'en veux un-e !" :

Les autres animaux ne sont pas des peluches, ce sont des personnes. Ilèles ont des sentiments, ilèles créent et entretiennent des relations sociales. Dès lors, il est inconcevable de les considérer comme des potentiels cadeaux qu'on pourrait offrir ou s'offrir, pour faire plaisir ou se faire plaisir.

Si la personne spécisée n'est pas considérée comme la personne qu'elle est, mais plutôt objectifiée et réduite au rang de "peluche vivante", il est plus que probable que ses intérêts, envies, besoins, et sa recherche de plaisir, ne soient pas respecté-e-s par l'humain-e qui l'aura sous sa responsabilité.

Dès lors, le risque de maltraitance, d'abandon ou d'euthanasie de confort, augmente fortement, par exemple, si surviennent des problèmes de santé un peu lourd financièrement ou des gros changements de situation sociale : séparation, déménagement etc...

Adopter une personne spécisée pour son intérêt personnel, et non pour l'intérêt de la personne adoptée :

Manque affectif, besoin de divertissement, envie d'avoir une plus value sociale... autant de raisons qui poussent les spécistes à vouloir adopter des personnes spécisées.

Des chat-te-s / chien-ne-s / lapin-e-s ou autres espèces qui viennent des "mini-élevages non-déclarés"... Vous savez ? Les spécistes qui ne stérilisent pas et qui font "des portées", soit par négligence, soit par volonté d'être témoin du "miracle de la vie"...

Perpétuer la domestication de personnes, et du coup, leur incapacité à vivre de façon indépendante, c'est spéciste. La stérilisation est, dès lors, encore un acte intrusif et dominant, mais bien plus proche des intérêts des personnes spécisées, dans le contexte actuel, que des intérêts des dominant-e-s, les humain-e-s. Même si les dominant-e-s en tirent aussi souvent un bénéfice : pas de marquage de territoire, pas de chaleurs etc...


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