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(PARIS) L'action directe de 269 Life France au marché de St-Quentin : Deux activistes en garde à vue puis convoqué-e-s au tribunal.


___ 07/05/19 ___

Ouest France : Une femme et un homme devaient être jugés ce mardi 7 mai en comparution immédiate pour l’agression d’un boucher bio samedi à Paris et pour avoir déversé du faux sang dans son commerce. Ils ont demandé un délai pour préparer leur défense.

Un étudiant en mathématiques de 21 ans et une ex-caissière sans emploi de 30 ans sont soupçonnés d’avoir attaqué un boucher bio sur son stand du marché couvert Saint-Quentin, près de la gare de l’Est dans le Xe arrondissement de Paris, samedi.

Ils comparaissaient devant le tribunal ce mardi 7 mai, mais le couple de militants a demandé un délai pour préparer sa défense. Ils ont tous deux été placés sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès devant le tribunal correctionnel de Paris pour « violences et dégradations en réunion ».
« Ils contestent les violences »

« Tous les deux regrettent d’avoir déversé le faux sang mais ils contestent les violences. Tous deux sont pacifistes et défenseurs de la cause animale », a affirmé l’avocate des militants, Emélie Samson.

Le boucher bio, qui s’est constitué partie civile, a dit s’être fait prescrire une incapacité totale de travail (ITT) de sept jours pour une côte fêlée.

Deux fromagers travaillant sur un stand voisin, ainsi que la Fédération de la boucherie et l’interprofession des viandes bovines Interbev, se sont également portés parties civiles.
« Nous sommes des artisans, pas des assassins »

« Qu’ils ne veulent pas en manger (de la viande, NDLR), je respecte. […] Mais qu’ils nous respectent aussi », a déclaré avant l’audience le boucher, Steevens Kissouna. « Nous sommes des artisans, nous ne sommes pas des assassins. On ne se lève pas le matin pour se faire taper, pour se faire agresser par des personnes », a ajouté ce commerçant de 33 ans.

Mardi matin, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume qui s’est rendu sur son stand a qualifié cette agression d'« inacceptable et d’intolérable ».

RMC : "Le boucher : "J'ai levé la tête et j'ai vu entre 15 et 20 personnes vider leur liquide rouge dans la vitrine. (…) Toute la marchandise a été abîmée. J'ai dû fermer depuis samedi après-midi parce que tout mon étalage a été détruit. Quand j'ai fait le tour de l'étalage pour les faire partir et il y a eu une grande bousculade et l'un d'entre eux m'a donné un coup de poing au niveau des côtes. J'ai une côte fêlée et 7 jours d'ITT", a-t-il raconté ce mardi dans Bourdin Direct."

___ 07/05/19 ___

Communiqué de 269 Life France : "Les militant-e-s entrent dans la marché, déversent le faux sang, sortent les affiches pacifiquement. Iels sont immédiatement refoulé-e-s violemment dehors, on leur jette des seaux d'eau chaude et froide.

Une militante est attrapée au col (des militant-e-s l'aident à se dégager).

Pas de combat entre les deux "parties".

Les grilles se ferment à peine 5 mn. Devant les grilles les militant-e-s sortent les affiches et crient "Justice pour les animaux". A aucun moment iels ne répondent aux insultes.

Iels partent ensuite dans un parc toutes et tous ensemble pour débrieffer 15 mn. Iels ne sont suivies par personne. A aucun moment il y a une intervention policière.

4 militant-e-s repartent vers la Gare de l’Est dont les 2 en GAV. Sur le chemin aucune inquiétude. A la Gare de l’Est, ces 4 militant-e-s se dispersent. A partir de ce moment nous n’avons plus aucune nouvelle des deux militant-e-s et nous apprenons qu'iels sont en GAV par les médias. Iels ont tout notre soutien.

Ce sont les journaux qui vont faire le reste, désinformer et ce sont les oppresseurs qui se victimisent plus que jamais afin de ne pas entrer dans le vif du sujet : les fondements spécistes de notre société.

Cela montre combien la dénonciation d'un système construit sur une inégalité fondamentale, le spécisme, est essentielle. Cette histoire est au cœur du système politique, au centre des failles de ce système qui prône l'humanisme bien pensant au détriment de milliards de victimes toujours invisibilisées. Ouvrir le débat est crucial mais la norme essaye de détourner le sujet en victimisant les oppresseurs. Il faut dénoncer toute la désinformation autour de cette action qui a duré à peine 10 minutes et où il n’y a JAMAIS eu de confrontations physiques, ni d’intervention de la police.

Cette désinformation prouve combien on ne veut pas parler du fond du problème : ce que notre système impose à des milliards d’autres individus et de quelle manière il les exploite et les tue.


Il est temps d’enfermer les abattoirs dans les cercueils de l’histoire."


___ 06/05/19 ___

Le Parisien : "Steevens Kissouna préparait la commande d’un client lorsque le groupe a fait irruption, samedi, vers 16h30. « J’ai senti un liquide me toucher à la tête, j’ai mis la main, il était très rouge. J’ai alors vu entre 15 et 20 individus devant l’étalage qui criaient des slogans et déversaient du faux sang partout : tout a été très vite », raconte Steevens Kissouna.
En tentant de protéger son stand, le boucher reçoit un coup de poing et chute à cause du sol glissant. Puis, avec l’aide de ses collègues commerçants et de clients, les militants sont sortis du marché. « Il y a eu une énorme solidarité » salue-t-il.

De manière assez incroyable, plus d’une demi-heure après les faits, alors que les policiers sont déjà passés, le trentenaire reconnaît à proximité du marché celui qui lui a porté le coup et une femme un peu plus âgée. « Avec un collègue, nous les avons filés depuis le boulevard Magenta (Xe) jusqu’à la rue Saint-Denis (IIe) où nous avons alerté des agents de sécurité de la Ville qui les ont interpellés. » Les deux agresseurs présumés seront ensuite remis à la police puis placé en garde à vue.

L’artisan a reçu de nombreux messages de soutien, notamment celui du président de la Confédération française de la boucherie Jean-François Guihard qui réclame des « sanctions exemplaires ».

Ces derniers mois, les actes de vandalisme sur les boucheries, se sont multipliés, revendiqués par des militants antispécistes opposés à toute hiérarchie entre les espèces et prônant une alimentation végétalienne.

Le jeune boucher visé, lui, avoue son incompréhension. « Je me suis tourné vers le bio car je sais que les bêtes sont bien élevées, bien traitées et abattues dans de bonnes conditions, confie-t-il. Et puis je ne comprends pas qu’on puisse défendre des idées par la violence et la destruction »."



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